
Une pédagogie qui libère progressivement l’individu de ses tutelles et le conduit tout à la fois à l’autonomie et à la solidarité, voilà l’utopie que défend Le Grain. Cette utopie a pris au fil du temps différentes formes et s’est concrétisée dans plusieurs champs d’action : l’éducation permanente, la formation-insertion, le développement local et l’enseignement. La pédagogie émancipatrice, pour Le Grain, est un parti pris à l’égard de certains publics. Les destinataires de son action sont les publics dominés, ceux dont la capacité d’initiative est limitée, pour de multiples raisons. Pour eux et avec eux, Le Grain veut l’accès au savoir, au diplôme certes, mais plus fondamentalement à la maîtrise intellectuelle et affective qui doit leur permettre de prendre confiance en eux et d’avoir, avec les autres, une emprise plus grande sur leur environnement économique et social, et si possible même, d’agir collectivement sur cet environnement. C’est sur le terrain que se vivent les inégalités et c’est donc là que les praticiens construisent les tentatives d’éducation émancipatrice. Ces démarches libératrices sont enrichies par les réflexions des intellectuels qui ouvrent des voies méthodologiques, aident à la théorisation de pratiques, font circuler l’information. La recherche en éducation est donc intéressante si elle éclaire la réalité et ouvre des pistes pour mieux atteindre les objectifs politiques. Ce site se veut donc une plateforme de publication sur les multiples facettes de cette pédagogie engagée.
Si vous désirez une version papier de l’une ou plusieurs de ces analyses vous pouvez en faire la demande par mail.Nous vous l’enverrons au prix de 3 euros par article.
Le Grain est reconnu comme Organisation générale d’Education Permanente par la Communauté française de Belgique.
Emancipation, femme et formation : trois mots qui recouvrent de vastes domaines de significations et réflexions. Plus on les décortique, plus ils exigent d’être redéfinis, précisés, éclairés... Loin de nous la prétention d’en faire le tour, d’en venir à bout. Simplement la nécessité de se pencher sur les contextes d’apprentissage et de pratiques pédagogiques adaptés à un public féminin doublement fragilisé : précarité socioéconomique et inégalité de genre. L’idée est d’ouvrir le débat sur la richesse du questionnement : quelle émancipation pour la femme à travers la formation socioprofessionnelle ? Tout apprentissage d’un métier mène-t-il à l’épanouissement au féminin ?...
Nous avons privilégié deux types de formation : d’une part, le « nettoyage titres-services » ; d’autre part, « les métiers techniques de l’informatique ». A travers divers témoignages, articles et entretiens, notre objectif est de lancer des ponts entre théorie et pratique de terrain, entre le vécu des personnes et les structures socioéconomiques mises en place dans notre société actuelle. La question de l’émancipation de la femme en insertion socioprofessionnelle nous permet aussi de plonger au cœur de notre outil de réflexion quotidien, à savoir les pédagogies émancipatrices : quelle place existe-t-il pour ces pédagogies aujourd’hui ?
En guise de réponse à toutes ces questions, un dossier intitulé « Femme et formation socioprofessionnelle : quels défis pour quelle émancipation ? » sortira en 2009. Il réunit l’ensemble des entretiens et réflexions. Une table ronde sera organisée le 5 mars 2009 pour l’occasion.
Dans les mois à venir, nous vous livrerons certains articles, pistes de réflexions et témoignages. Un avant-goût pour vous permettre de plonger avec nous dans ces expériences singulières, d’alimenter la réflexion, de lancer le débat...
L’Entreprise d’Entraînement Pédagogique (EEP).
Comment acquérir de la pratique grâce à une entreprise fictive ? Par Pascale Lafontaine, responsable du projet de développement pour la COFEP en Communauté Française Wallonie.