Manon Bertha, Le GRAIN, Mars 2019

Cet article a pour objectif d’examiner la portée éthique de certaines mobilisations qui contestent le modèle industriel, en particulier celles portant sur le travail des agriculteurs et sur celui des sages-femmes. Je montre que, d’un domaine à l’autre, les questions qui se posent se font écho, et je mets en valeur le potentiel de ces initiatives en termes de justice sociale. 

Martine De Keukeleire, Le GRAIN, mars 2019

Dans une analyse précédente, Martine De Keukeleire explorait l’une des missions de l’école, qui est de préparer les jeunes à trouver leur place dans une société en perpétuel changement. La question du vivre ensemble avait été pointée comme un enjeu majeur de « L’école pour demain »[1]. Une récente après-midi d’étude organisée à Louvain La Neuve par le Girsef, Groupe interdisciplinaire de recherche sur la socialisation, l’éducation et la formation [2] incite à reprendre le débat sur le rôle de l’école comme lieu de socialisation et d’éducation à la citoyenneté.

Bruno Uyttersprot, enseignant, formateur et Maître de stage à l’ULB, Le GRAIN, mars 2019

Enseignants, professeurs, chargés de cours… Désormais « coach »s « accompagnateurs »… Les métiers qu’exercent les personnes chargées de l’éducation des jeunes ne cessent de connaître des transformations, dont l’évolution des appellations reflète cette sémantique en mouvement. L’école est en débat[1] et son existence même remise en question. Les pratiques pédagogiques mutent dans notre société de l’accélération technologique[2]. Ainsi la Finlande, à la pointe des innovations et des expériences pionnières, a-t-elle décidé, rien moins que ça, de supprimer l’étude des matières à l’horizon 2020.

Dans le droit fil de nos préoccupations d’émancipation, cet article se concentre sur le glissement quasi ontologique de ce que Philippe Carré appelle « l’apprenance[3] » véritable basculement des concepts, des individus et des collectivités et donc de la société entière, sous l’emprise des marchés et du commerce. Cette rupture s’appelle désormais disruption[4], et nous discuterons ici de ses effets sur le monde scolaire.

Raphaël Darquenne et Manon Bertha, Le Grain, mars 2019

Parallèlement au travail du groupe « Labocompétences », nous avons eu l’opportunité de réaliser deux analyses en groupes (deux groupes se sont réunis durant trois demi-journées chacun) avec des professeurs, des élèves et des pédagogues dans le cadre d’une recherche action[1] commanditée par Le Conseil de l’Education et de la Formation (CEF), réalisée par le Réseau MAG (ASBL) et portant sur l’usage des approches par compétences dans l’enseignement secondaire qualifiant et de promotion sociale. Cette analyse propose une synthèse du rapport qui en est issu.

La démocratie participative de l’analyse à l’action : Une lecture transversale, des perspectives concrètes

Episode 1 : Eléments de contexte et arguments qui légitiment la DP

Raphaël Darquenne, Le GRAIN, Décembre 2018

Cette analyse est la première d’une (petite) série qui ambitionne, modestement, de proposer une interprétation transversale issue de la rencontre entre les quelques lectures que nous avons faites (voir bibliographie) et notre posture d’intervenant. Cette série est, en quelque sorte, la synthèse de ces différentes lectures organisée en quelques catégories d’analyse qui nous semblent utiles pour, d’une part, comprendre les enjeux relatifs au thème de la démocratie participative et, d’autre part, en tirer les enseignements nécessaires pour l’action démocratique et ses dispositifs.

Francis Tilman, Le GRAIN, Décembre 2018

L’enseignement et l’éducation permanente dépendent tous les deux de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ce sont cependant deux champs de l’éducation indépendants et autonomes. Ont-ils quelque chose en commun ? Ont-ils intérêt à avoir plus de relations et d’échanges entre eux ?

Martine De Keukeleire, Le GRAIN, Décembre 2018

L’école prépare-t-elle assez les jeunes à trouver leur place dans un monde complexe en perpétuel changement ? Face à la montée des populismes, à la recrudescence du racisme et du repli sur soi, la question du vivre-ensemble est devenue un enjeu majeur de nos sociétés globalisées et multiculturelles. Les acteurs de l’enseignement sont au premier rang pour réaliser que les changements à l’œuvre dans la société bouleversent les rapports entre les individus et ne laissent pas l’école intacte.

Véronique Georis, Le GRAIN, Décembre 2018

Ce 6 octobre 2018, à l’invitation du SSM Le Méridien, Danielle Epstein, ancienne du service de Protection Judiciaire de la Jeunesse à Paris (PJJ), est venue présenter son interprétation du radicalisme des jeunes[1] qu’elle a accompagnés durant 40 ans, bien avant la vague d’attentats de 2015 et 2016, à un cercle de travailleurs psycho-sociaux de Saint Josse et Schaerbeek. Psychologue et psychanalyste, avec son écriture poétique, elle nous fait pénétrer le monde intérieur de ces jeunes révoltés qui ont commis des infractions, comme on les nomme en Belgique, et dont quelques-uns ont été attirés vers le radicalisme violent. Elle nous aide à questionner tout en finesse, et à comprendre la nécessité de redéployer du récit autour des « lambeaux de corps » qui lui ont été donnés à voir dans les rues de Paris.

Alegria Militante

joie, créativité, mise en jeu du corps et affirmation du positif dans les mouvements de désobéissance civile

Béatrice Bosschaert, Le GRAIN, Décembre 2018

Après un arrêt, dans une analyse précédente[1], sur les logiques de gamification qui favorisent l’engagement dans la désobéissance civile, cet article propose de mettre le focus sur d’autres éléments spécifiques à ce mouvement.

On s’interrogera sur le rôle attribué au corps et aux émotions, à la place du plaisir et de la joie, mais aussi sur la créativité débordante des alter-activistes et leur volonté de mettre en lumière les alternatives qui fonctionnent plutôt que de mettre en exergue ce qu’il faut changer.

Bruno Uyttersprot[1], LE GRAIN, Septembre 2018

L’école est au centre des préoccupations sociétales contemporaines et subit des réformes structurelles depuis plusieurs décennies. Ces évolutions génèrent un certain nombre de réflexions critiques[2] de la part des responsables politiques ou du citoyen lambda. Elles génèrent aussi, de la part du corps enseignant, une démarche de résistance qui se veut réactive ou proactive. C’est dans cette perspective critique que s’inscrit la conscience du pédagogue. Elle fait figure, dans certaines situations, de déviance en regard des évolutions structurelles. En retour, celles-ci sont perçues – pas seulement par les organisations syndicales, mais aussi par un grand nombre de professionnels de l’école – comme inquisitrices, purement fonctionnalistes, inscrites dans une logique de marché ; ou encore purement électoralistes. L’auteur vous propose un état des lieux de la résistance enseignante, où le militant fait encore et toujours figure d’éclaireur et de défricheur en innovant dans une dimension à la fois critique, idéaliste et optimiste.