Xavier Briké, anthropologue[1], LE GRAIN, Septembre 2019

Depuis 2015, les migrations humaines vers l’Europe ont absolument bouleversé les esprits des Européens. Source de débats, d’émotions et sur fond d’informations très largement médiatisées, les personnes arrivées en nombre de Syrie, d’Afghanistan, d’Irak, de Somalie, d’Erythrée, Guinée […] ont attiré l’attention des Européens et suscité des positionnements tant variés qu’antagoniques.

Manon Bertha, Le GRAIN, Septembre 2019

Une manière de rendre compte du colloque organisé ce 26 avril est de considérer qu’il répond, en deux temps, aux deux questions suivantes : « Qu’est-ce que l’exil fait aux gens ? » et « Qu’est-ce que les gens font de l’exil ? ». La première formulation, qui correspond plutôt au début de la journée, eut pour objet les souffrances intrapsychiques de l’exil ; le second volet traitait plutôt des stratégies migratoires, des résistances citoyennes et des assignations refusées. Des vécus déshumanisants aux sujets agissants, voilà la trame de cette journée riche en interventions.

Raphaël Darquenne, Le GRAIN, Septembre 2019

Cet article entend rendre compte de façon très synthétique de certains éléments d’analyse proposés lors du colloque « Exil et migrations[1] » et de tirer de ces analyses des perspectives pratiques et politiques. Partant de la description de quelques dimensions de l’expérience migratoire puis de l’expérience de l’accueil dans les pays de destination, il propose des pistes pragmatiques pour, d’une part, accompagner les migrants dans leur insertion et, d’autre part, améliorer les politiques d’accueil.

Martine De Keukeleire, Le GRAIN, Septembre 2019

Tous les jeudis depuis 25 ans, Margreta vient chez moi pour travailler comme aide-ménagère dans le cadre des titres services[1]. Depuis 25 ans nous devisons de choses et d’autres : de la vie, de la complexité des choses, de sa famille et de son éloignement. Cette proximité avec le contexte de la domesticité féminine polonaise m’a amenée à m’interroger sur son mode de recrutement, son fonctionnement et son inscription dans le temps. À me rendre compte, aussi, de l’énergie et de la souffrance que cela implique, au quotidien, de maintenir le lien entre la Pologne et la Belgique.

LE TUTORAT[1] ...  au sein des secteurs du non-marchand

Bruno Uyttersprot, LE GRAIN, Juin 2019

A l’occasion de la sortie d’une boîte à outils de bonnes pratiques concernant l’accompagnement des jeunes en insertion, parue à l’initiative des Fonds MAE[2] et ASSS et avec la collaboration du Cerso[3], nous revenons dans cet article sur ces pratiques d’accompagnement que l’on désigne sous le vocable de « tutorat en entreprise ».

Véronique Georis et Mathias De Meyer, Le GRAIN, Juin 2019

Nous savons qu’en ce moment, beaucoup de jeunes et d’enfants sont personnellement blessés par leurs échecs scolaires. Parmi ceux-là, déjà trop nombreux, se trouvent les migrants qui, bien qu’ils aient surmonté l’expérience de la guerre, de l’exil, de violences indépassables et fait des progrès énormes dans des domaines autres que les compétences qui sont attendues d’eux à l’école, doivent accepter d’être jugés globalement comme des êtres incapables. Ils subissent la double peine, les conséquences de l’exil et celles de la relégation scolaire.

Ou comment les jeunes femmes rechignent à s’identifier comme telles.

Manon Bertha, Le GRAIN, Juin 2019

Les mouvements féministes ont perdu de leur aplomb. La lutte semble au mieux dépassée, au pire impertinente (au sens double : à la fois insolente et manquant de pertinence). La mauvaise image du féminisme, associé tantôt à la haine des hommes, tantôt à l’excentrisme de vieilles filles mal-aimées, tantôt à un combat dépassé parce qu’il aurait atteint tous ses objectifs, s’est largement répandue. Pour nombre de jeunes gens, y compris celles et ceux qui reconnaissent la légitimité des revendications féministes, le mot même de « féministe » sonne comme un gros mot… Focus sur ce rejet.

Coopératif ou compétitif ? Non stigmergique !

Lorsque même le mode d’organisation devient politique… Pratiques stigmergiques au sein du mouvement désobéissant

Béatrice Bosschaert, Le GRAIN, Juin 2019

Après avoir, dans une première analyse[1], identifié le jeu comme facteur de mobilisation dans le mouvement de désobéissance civile à l’origine des TTIP Game Over et après avoir, dans une deuxième analyse, décrit[2] leur mode d’action créatif, joyeux, où le corps se met en jeu comme une arme politique, cette troisième étape de notre parcours met en lumière les modes d’organisation de cette large communauté d’alteractivistes.

Manon Bertha, Le GRAIN, Mars 2019

Cet article a pour objectif d’examiner la portée éthique de certaines mobilisations qui contestent le modèle industriel, en particulier celles portant sur le travail des agriculteurs et sur celui des sages-femmes. Je montre que, d’un domaine à l’autre, les questions qui se posent se font écho, et je mets en valeur le potentiel de ces initiatives en termes de justice sociale. 

Martine De Keukeleire, Le GRAIN, mars 2019

Dans une analyse précédente, Martine De Keukeleire explorait l’une des missions de l’école, qui est de préparer les jeunes à trouver leur place dans une société en perpétuel changement. La question du vivre ensemble avait été pointée comme un enjeu majeur de « L’école pour demain »[1]. Une récente après-midi d’étude organisée à Louvain La Neuve par le Girsef, Groupe interdisciplinaire de recherche sur la socialisation, l’éducation et la formation [2] incite à reprendre le débat sur le rôle de l’école comme lieu de socialisation et d’éducation à la citoyenneté.