printbuttonLe pôle « formalisation des savoirs » est l’un des trois piliers du GRAIN. Depuis une quarantaine d’années, l’association publie des analyses, des études, des rapports de recherches participatives et des livres qui s’inscrivent dans une visée d’éducation permanente.

Thèmes

Sur le plan thématique, la clé de voûte est l’EMANCIPATION et ce qui vient influer sur la perspective de l’émancipation pour tous. Les membres du comité de rédaction produisent des analyses portant sur ce qui se passe à différents niveaux :

  • Les publics, citoyens, individus, sujets ;
  • Les pratiques professionnelles dans le champ social et éducatif ;
  • Les collectifs : organisations, institutions ;
  • Les secteurs, les réseaux ;
  • L’action publique, les politiques publiques ;
  • Le niveau global, sociétal.

« Qu’est-ce qui, à ces différents niveaux ou dans leurs articulations, vient permettre, favoriser, soutenir,… ou à contrario empêcher défavoriser, mettre en échec,… la perspective de l’émancipation de tous ? » est une question structurante. De façon plus précise, Le GRAIN s’intéresse plus particulièrement :

  • Aux mutations sociétales et idéologiques et aux modalités selon lesquelles ces mutations s’articulent avec les réalités vécues par les publics et les acteurs sur les terrains de l’action sociale, publique, pédagogique et des initiatives citoyennes ;
  • Aux pédagogies émancipatrices (pédagogies sociales, pédagogie institutionnelle, pédagogie du projet, pédagogies actives,…) ;
  • Aux transitions sociétales, institutionnelles, groupales ou individuelles et aux facteurs qui viennent permettre ou empêcher des transitions justes et sécurisées ;
  • A la jeunesse et aux réalités des jeunes précarisés, en mal d’insertion ou en perte de sens et aux modalités selon lesquelles le travail social, associatif, institutionnel, et en réseau peut permettre l’émancipation de ces jeunes (notamment par un travail avec eux à partir du concept de compétence) ;
  • Aux pratiques professionnelles et institutionnelles de travail social et de travail éducatif en privilégiant des analyses sous un angle éthique, réflexif et pragmatique ;
  • Au travail en réseau et à l’intersectorialité.

Principes   

Les rédacteurs du GRAIN proposent trois types d’écrits :

  • Des grilles de lecture : élaboration de grilles d’analyse, décodage d’une réalité complexe, construction de typologies empiriques, présentation simplifiée de concepts-clés d’une théorie, etc.
  • Des outils méthodologiques : support pour des démarches d’analyse sur un thème précis, démarches d’animation socio-pédagogiques, etc.
  • Des propositions d’action : modèles d’action, propositions axiologiques, présentations raisonnées d’initiatives, etc.

Tous les travaux produits par Le GRAIN comportent nécessairement une dimension d’analyse sociétale consacrée au contexte et aux enjeux (compréhension sociologique, politique et historique). Analyses globales, interventions, recherches empiriques et théoriques sont autant de sources pour les écrits de Le GRAIN. Le GRAIN souhaite que ses productions intellectuelles soient le plus lisibles possible afin d’être utiles et facilement appropriables par le public visé. Il privilégie un style allant à l’essentiel, épuré, rigoureux et clair.

S’inscrivant dans la perspective de l’émancipation sociale, voici une énumération non exhaustive de thèmes privilégiés : mutations de société, idéologies, inégalités sociales, autonomie des individus, solidarité, formation professionnelle, dualisation scolaire, discriminations, genre, insertion sociale, insertion socioprofessionnelle, développement de l’intelligence, rapport social au savoir, pédagogie du projet, éducation populaire, pédagogies actives, citoyenneté, etc.  La critique sociale peut se nourrir d’autres apports plus ou moins récents des sciences humaines comme ceux de la sociologie clinique, des approches systémiques, des approches ethnographiques, le la sociologie de l’action ou de l’expérience, des approches identitaires ou existentielles, de la sociologie d’intervention, de la sociologie pragmatique, de la sociologie de la traduction ou de « l’acteur réseau ».

Pour approcher ces niveaux et cette question, le GRAIN se dote de quelques balises qui structurent son approche. Ainsi, Le GRAIN privilégie une approche pluraliste et adogmatique centrée sur la libre pensée. Il articule une pluralité de points de vue qu’il cherche à mettre en débat en les confrontant. Il s’inscrit dans une logique de pluralisme interprétatif, de pluridisciplinarité et se nourrit des différentes approches en sciences humaines. Il veille à articuler théories et pratiques et construit des connaissances à partir de bases empiriques. Il veille à entretenir une connexion forte aux terrains avec lesquels il travaille (et particulièrement celui de l’éducation permanente), est à l’écoute de ces terrains et relaye leur parole.

Public cible

Les analyses et études sont écrites pour les publics et acteurs (éducation permanente, enseignement, travail social,…) mais doivent aussi pouvoir être intéressantes pour des chercheurs, des décideurs,… Elles parlent des réalités vécues sur les terrains tout en les intégrant dans un propos qui les dépasse. Elles ne sont pas être écrites par des théoriciens pour des théoriciens mais présentent des théories intéressantes pour comprendre les terrains et les outiller pour penser et agir. On n’agit pertinemment sur un terrain qui si on comprend ce qui s’y joue. Il ne s’agit pas de produire des analyses simplificatrices de la réalité pour qu’elles deviennent compréhensibles pour le lectorat mais au contraire de pouvoir rendre compte de la complexité de façon claire et abordable.

A ce titre, Le GRAIN entend co-construire, au sein de son comité de rédaction (composé à la fois de sociologues, d’anthropologues, de journalistes et d’acteurs de terrain) des modalités d’analyse partagées et complémentaires en articulant la pluralité des points de vue de chacun.

Rubriques 

Le GRAIN a décidé de choisir chaque année un thème (En 2019 : « Le pouvoir d’agir »), de publier ses analyses 4 fois par an (trimestriellement) et de les insérer dans 4 rubriques :

  • Du grain  à Moudre : Cette rubrique propose des analyses en lien avec l’actualité du moment, des outils pour penser le réel en train de se faire ou de se construire
  • Labos participatifs : Cette rubrique rend compte de nos pratiques participatives avec les acteurs et praticiens-chercheurs et des connaissances co-construites dans les dispositifs participatifs mis en œuvre
  • Angle de vue : Dans cette rubrique, un auteur, acteur ou chercheur explicite, un point de vue théorico-pratique ou réflexif, jette un regard sur la réalité, propose une grille de lecture, un outil, une démarche associative ou les résultats d’une recherche
  • A l’écoute des terrains : Dans cette rubrique, les auteurs (praticiens-chercheurs) rendent comptent et relayent les représentations, réalités et expériences de terrain des publics fragilisés et de ceux qui les accompagnent. L’angle de prédilection est un angle clinique et ethnographique

Chacune ces rubriques contribue à la construction d’une approche critique des réalités sociales et à la construction d’un point de vue « Le GRAIN ».

Forme   

Dans sa forme, chaque analyse proposée doit contenir au moins 8.000 signes. La mise en page doit être simple, car elle sera finalisée par un graphiste de Le GRAIN selon la charte graphique de l’association.

Le GRAIN publie également des études de plus grande ampleur et des rapports d’analyses participatives.

Fonctionnement du comité de rédaction

Les personnes qui désirent rédiger pour Le GRAIN peuvent faire la demande d’entrer au comité de rédaction. Ne seront acceptés pour publication que les articles des personnes qui participent activement aux réunions du comité de rédaction. Composé des salariés du GRAIN et de personnes extérieures, il se réunit quatre fois par an à des dates convenues ensemble et afin de préparer la publication des quatre newsletters annuelles.

Chaque séance se déroule en deux temps. Un premier temps d’analyse collective permet à un auteur ou à des co-auteurs de présenter le sujet sur lequel il/elle(s) travaillent et de le mettre en débat. Y prend place une réflexion de fond, ouvrant la possibilité d’un positionnement collectif. Dans un second temps, la répartition des rôles permet de savoir « qui fait quoi » : quels articles sont en cours ou proposés, pour quelles dates, ainsi que l’identité du relecteur. Chaque article est relu par un membre du comité de rédaction qui fait un retour sur le contenu de l’article. Après la prise en compte de ces remarques, l’auteur ou l’autrice envoie l’article à la secrétaire de rédaction qui en fait une relecture finale pour s’assurer que l’article est rigoureux et correct dans sa forme.

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