Maintenir… et défaire.

Inertie et changement social à l’ère du Covid-19

Démis Pirard, Le GRAIN, Décembre 2020

Si les contributions de ce numéro visent surtout à lever une partie du voile sur comment nous, en tant qu’individus, collectifs, ou groupes sociaux spécifiques – comme les musiciens (référence article Céline) – arrivons à tenir au milieu de ces turbulences économiques, politiques, sociales, environnementales que cette pandémie semble révéler plus encore, j’aimerais ici partir d’une déclinaison particulière de ce mot et questionner comment et pourquoi, malgré les nombreuses demandes explicites d’un « monde d’après », plus solidaire, plus équilibré, plus représentatif de la diversité, plus inclusif, plus soucieux des effets de nos activités, émanant d’une pléthore d’acteurs et la nécessité objective de cette transition (nul besoin de rappeler ici la croissance constante des inégalités mondiales ou la catastrophe écologique déjà en cours), tout – du déploiement de la 5G aux aides accordées au secteur aérien[NOTE 1] – semble vouloir nous maintenir dans les logiques du « monde d’avant », celui de la croissance avant tout, de la destruction du vivant et du tissu social, de la course à l’innovation technologique.

printbuttonCette dichotomie symbolique, certes simpliste mais mobilisatrice, qui est apparue çà et là au sein des éditos, des discours politiques, sur les réseaux sociaux lors du premier confinement déjà, constitue une occasion de réfléchir sur le changement au sein de nos sociétés humaines. Pourquoi a-t-on l’impression, dans cette période où tous les indicateurs sont au rouge vif, d’un peu tourner en rond, voire de continuer de plus belle sur la même lancée funeste ?

Friand des contenus de vulgarisation scientifique qui fleurissent sur les sites de streaming vidéo, je suis avec assiduité les épisodes de la chaîne Dirtybiology qui traite avec rigueur mais toujours sous un angle décalé des questions d’actualité d’intérêt biologique. L’un des tout récent partait des recherches sur l’impressionnant renouvellement cellulaire de l’organisme humain[NOTE 2] pour finalement s’interroger sur le nombre de « personnes différentes », en termes d’identité personnelle, qu’un être humain peut effectivement être durant son cycle de vie[NOTE 3]. Après avoir épluché les dernières recherches scientifiques à ce sujet et en se basant sur ses observations personnelles, le youtubeur conclut en suggérant que c’est finalement la personne elle-même qui découpe son parcours de vie en tronçons bien définis, suivant les expériences vécues qu’elle juge marquantes ou déterminantes. Peut-être nous faudrait-il, de la même manière que pour les différentes personnes que nous incarnons au fil de notre vie, prendre la décision explicite et assumée de franchir collectivement une étape pour nos sociétés, de tracer une ligne épaisse et continue afin de clôturer fermement ce « monde d’avant » qui semble ne plus faire l’unanimité pour toute une frange diversifiée de la population, et d’ainsi démarrer un nouveau chapitre, le « monde d’après ». Encore faudrait-il que tous les individus regardent dans la même direction. Or, c’est justement là où le bât blesse : tout le monde ne souhaite pas l’avènement de cet horizon nouveau, ce qui est parfois difficile à concevoir du point de vue de ceux et celles qui prennent régulièrement la température de nos écosystèmes et des luttes sociales – pas de surprise : ça bouillonne ! –  et la mesure des dégâts causés par cette fuite en avant du capitalisme financier et actionnarial. Comment expliquer alors que certains individus, dont ceux qui possèdent des leviers d’action importants au sein de nos sociétés, en arrivent à se détourner d’un monde qui semble pourtant plus vivable, plus enviable, plus égalitaire et prospère pour tou·te·s, d’une manière qui nous paraît si évidente ? Cette question est-elle réductible aux intérêts immédiats de chacun et aux stratégies conscientes et manipulatrices pour parvenir à les rencontrer ? Cette proposition nous confinerait dans les préceptes de la théorie du choix rationnel et de l’individu calculateur dont on connaît les limites théoriques, empiriques, mais surtout le danger anthropologique qu’elle représente et que les crises contemporaines dévoilent.  

Pour se détourner de cette vision réductrice – qui fait pourtant toujours office de figure de proue au sein de l’économie politique – et par la même occasion éviter l’écueil cynique de l’incapacité de la société ou de l’humain à fondamentalement changer, j’aimerais revenir sur certains des travaux majeurs des sciences sociales qui peuvent nous fournir des points de vue originaux sur le monde qui nous entoure ainsi que des concepts utiles à la compréhension de ce qui s’y joue réellement, dépassant par là ce qu’on aurait trop vite tendance à considérer comme l’inertie fondamentale et inéluctable – entendez naturelle – de nos sociétés humaines. Le choix de composer ce papier avec les trois œuvres particulières – synthétisées à outrance – qui vont suivre est délibéré : elles correspondent d’abord à trois mouvements majeurs qui se suivent au sein de l’histoire des sciences sociales du dernier siècle, amenant chacun leur lot de particularités épistémologiques, méthodologiques mais aussi philosophiques ; leur assemblage constituerait à mon sens une combinaison audacieuse mais fertile pour aborder la complexité des logiques et des problématiques du monde contemporain.   

La logique des champs sociaux

Si les travaux de Pierre Bourdieu sont aujourd’hui perçus comme obsolètes par toute une partie – majoritaire sans doute – des chercheurs et chercheuses en sciences sociales, j’aimerais ici prendre le contrepied de cette tendance et suggérer à quel point ses analyses restent à mon sens pertinentes, à une époque où quelques personnes jouissent d’une concentration de capitaux économiques et symboliques jamais vue auparavant et où différents mouvements sociaux font réapparaître des termes comme racisme systémique, inégalités structurelles, ou privilèges de classe ou de genre.

L’un des principaux concepts à retenir de son travail est sans nul doute celui de champ. Pour le sociologue français, le monde social est composé de champs sociaux, c’est-à-dire d’espaces bien définis et structurés rassemblant des individus qui y luttent pour l’obtention de positions dominantes, selon des règles propres et une fin bien spécifique. Il existe, par exemple, un champ artistique dont l’expression « l’art pour l’art » constitue la finalité que visent les individus qui le composent, et un champ économique régit lui par la fin « les affaires sont les affaires »[NOTE 4]. Ces microcosmes sont à considérer comme des espaces de conflits relativement autonomes, dans le sens où les individus appartenant à un champ n’ont a priori pas d’influence ni ne possèdent d’enjeux dans d’autres champs. La structure et le fonctionnement de ce microcosme social spécifique n’est pas réductible aux intérêts immédiats des figures dominantes en son sein mais dépend des règles qui le régissent et des interactions entre agents, conscientes ou non : des concurrences explicites mais également des rapports de force plus opaques. Cependant, les agents ou entités qui y occupent des positions dominantes en viennent à posséder le pouvoir de modifier sa structure ; les limites de ces espaces elles-mêmes sont d’ailleurs souvent objets de luttes.

Comment se fait-il que l’engouement pour les circuits courts que l’on a pu observer durant le premier confinement soit retombé tel un soufflé quelques semaines plus tard à peine ? Le concept de champ peut nous aider à soulever une piste de réponse : les acteurs de ce secteur, que beaucoup soutiennent volontiers comme le futur de la production et de la distribution alimentaire, occupent des positions dominées au sein du champ économique[NOTE 5] et subissent donc les logiques prévalant dans ce champ spécifique, qui sont, dit grossièrement, des logiques de marché, de rendement économique. Ces acteurs sont d’ailleurs souvent structurés sous la forme associative ou coopérative, ce qui laisse entrevoir qu’ils souhaitent jouer via d’autres règles que « les affaires sont les affaires ». Dès lors, deux options semblent se dessiner : soit tenter d’imposer ses propres règles au sein du champ et ainsi modifier sa structure, ce qui n’est pas une mince affaire au vu de la domination qu’y exercent certains grands groupes, soit jouer avec les règles en vigueur, ce qui suppose de coller aux pratiques des entités dominantes. A ce titre, l’évaluation comptable, quantifiable, de l’impact social et économique devient un enjeu majeur au sein du secteur non-marchand, comme le montre les préoccupations actuelles en son sein et le développement d’outils spécifiques pour y parvenir.

Bien qu’avec les années les commentateurs de l’œuvre de Bourdieu aient réussi à faire passer l’idée qu’il constitue l’un des plus fervents représentants des théories de la reproduction, et s’il est vrai que le sociologue s’étonnait de l’inclination des individus à presque toujours respecter les normes et conventions sociales qui les précèdent, même celles qui leur sont défavorables, il me semble que nier l’aspect dynamique de la vision du monde social qu’il avait forgée constitue un point aveugle sur son travail. Si une photographie à un instant t de ces champs peut en donner une vision statique, il n’en reste pas moins qu’ils sont intrinsèquement dynamiques, par le jeu permanent des agents qui, en luttant pour des enjeux de légitimité, peuvent à tout moment transformer les règles particulières qui les régissent. Rien n’est donc perdu pour le secteur des circuits courts qui peu à peu, en s’organisant, en se fédérant et en se structurant, renforce la légitimité de sa présence, auprès des consommateurs mais également auprès des pouvoirs publics.

Institutions et critique, entre réalité et monde

Cette deuxième perspective provient d’un courant sociologique qui souhaitait explicitement se détacher de l’approche bourdieusienne et plus généralement du courant structuraliste. Cette sociologie, qui apparaît dans le contexte post-68 marqué par la volonté de placer l’individu au centre de la société, menée entre autres par Luc Boltanski, postule alors que les individus ordinaires – autrement dit, les non-spécialistes du monde social – possèdent tout comme le sociologue un sens moral et une capacité critique commune dont ils usent régulièrement pour dénoncer des situations qu’ils jugent injustes. Plutôt que de conférer au sociologue le rôle de dévoilement des mécanismes sociaux, elle propose de recueillir et de rendre compte de ces critiques, notamment dans les situations de controverses où elles sont davantage palpables.

Dans cette optique qui se revendique du pragmatisme, le monde social est perçu comme devant faire face à une incertitude radicale permanente sur « ce qu’il en est de ce qui est », autrement dit sur son être et son devenir, sur ce qui vaut et ne vaut pas en son sein. Ce postulat engendre deux types d’instances : les instances de confirmation et les instances critiques. Les premières, qui peuvent être assimilées aux institutions – l’état, l’école, le droit, etc. – se servent de leurs prérogatives pour voiler cette incertitude en définissant les contours d’une réalité (et d’une seule) et en conférant une valeur aux êtres humains et non-humains qui la composent. Ces instances ont donc plutôt tendance à réaffirmer des états de chose préétablis et à maintenir la réalité telle qu’elle a été construite. A contrario, les secondes, confrontées à des situations d’injustice, tentent de faire reconnaître la valeur de certains êtres ou de faire rentrer dans le périmètre de cette réalité des éléments du monde – l’ensemble des êtres et des événements qui existent effectivement – qui n’ont pas été pris en compte.

Pour maintenir cette réalité, les institutions mettent en place des discours et des dispositifs lui permettant de réaffirmer des valeurs ou des états de chose préexistants, sur le mode de l’émotion, ce que Boltanski nomme des épreuves de vérité. C’est ainsi que, depuis le début de cette pandémie, on a pu voir se multiplier des hommages solennels aux infirmier·ère·s, des visites politiciennes dans les hôpitaux du pays, etc., réaffirmant – avec bien peu de choses – des valeurs de solidarité et le soutien dont bénéficie ces fonctions de la part des institutions. Sauf que cette reconnaissance symbolique n’a pas satisfait tout le monde et qu’il n’a pas fallu longtemps avant que la critique ne s’immisce dans la brèche que les institutions laissent entre les discours officiels et les actes posés. Et c’est précisément ce sur quoi la critique peut fonder son action, notamment en faisant intervenir des épreuves existentielles, c’est-à-dire des vécus d’injustice très personnels mis en récits, comme le manque criant de moyens au sein du secteur ou les vies des personnels soignants sacrifiées depuis le début de la pandémie.

L’une des caractéristiques des sociétés contemporaines pointées par Luc Boltanski est qu’elles baignent dans une ère gestionnaire, une période où l’impératif économique s’impose dans le monde politique, à coups d’instruments comptables et de prévisions budgétaires. Considérant que cette logique de réduction des coûts, d’équilibre budgétaire, de quantification des êtres s’est généralisée à toute une classe politique, peut-on encore s’étonner de constater qu’un secteur comme celui des soins de santé soit aux abois et se retrouve à devoir mobiliser la population pour réclamer les moyens de faire son travail ?[NOTE 6] 

Les affects comme fondement du social

De nombreux commentateurs reconnaissent que l’on assiste actuellement à un « tournant des affects » – nommé également « tournant émotionnel » – dans le domaine des sciences sociales. Ce phénomène se traduit concrètement par une revalorisation de l’analyse des émotions, du rôle des ressentis et du vécu dans la constitution du social. J’aimerais ici faire intervenir un auteur contemporain en particulier et sa vision spécifique de ce concept d’affect : Frédéric Lordon. Economiste de formation, mais également reconnu comme philosophe et sociologue, il appelle de ses vœux un nouveau structuralisme – celui des passions – qui analyserait les structures, les institutions et les rapports sociaux à l’ère du capitalisme néolibéral comme fondamentalement façonnés par les affects.

La notion d’affect est ici à entendre au sens spinozien, c’est-à-dire comme un élément qui modifie la puissance d’agir des êtres, en l’augmentant ou en la diminuant. La capacité d’affecter peut donc être traduite par une capacité de mettre en mouvement les corps, et, par extension, les esprits. Les idées – politiques notamment – doivent donc être accompagnées d’affects si elles veulent se révéler efficaces, puissantes, si elles ont pour objectif de s’inscrire, dans les corps, dans l’histoire. Or, le capitalisme néolibéral est justement parvenu au fil du temps à s’entourer d’affects positifs capables d’entraîner les masses dans son sillage, par exemple en associant le travail – plus exactement le travail salarié – à l’idée d’épanouissement de soi[NOTE 7], au bonheur des individus[NOTE 8], réussissant le tour de force d’en faire une valeur suprême pour nos sociétés[NOTE 9]. Pas étonnant du coup que, dans le contexte qui est le nôtre, un des seuls espaces participant à notre socialisation qui ait résisté à la mise en veille complète soit … le travail (à l’aide de quelques menus aménagements). C’est par ce biais des affects que l’on peut aussi appréhender les recommandations économiques des autorités qui, malgré la gravité largement reconnue et démontrée de la situation mondiale, dont l’aspect écologique nous a même poussés à graver son nom dans le marbre – « l’anthropocène » – semblent vouloir rester sur les mêmes rails, celles de la relance de la croissance, du développement numérique, de la concurrence internationale et mondialisée pour les ressources disponibles. Or, du point de vue de la raison, rien ne semble moins raisonnable que l’accumulation de capitaux dans l’unique but d’accumuler les capitaux. C’est qu’au-delà d’une rationalité dont on a déjà démontré les failles, les grands conglomérats économiques ont réussi à s’attacher d’affects aussi difficilement discutables que ceux du progrès et de l’innovation, et que dans le camp d’en face certains symboles, comme celui de « décroissance », ont la vie dure et se retrouvent rapidement accolés à l’idée de « retour en arrière » dont les représentants du « monde d’avant » se délectent pour tourner les alternatives en dérision et imposer ainsi leur vision[NOTE 10].

Si à première vue cette pensée paraît encore plus déterministe que celle du structuralisme génétique de Bourdieu, elle permet tout de même de comprendre les transformations sociales comme produits d’élans passionnels et de capacités d’affecter. La résurgence du mouvement Black Lives Matter, suite à la mort tragique de George Floyd dont les images se sont retrouvées diffusées massivement à l’échelle internationale par le biais des réseaux sociaux, les manifestations et émeutes qui en ont résulté et qui ont secoué le monde entier, mais aussi le mouvement des gilets jaunes, plus lointain déjà, et ses images marquantes d’éborgnements et de membres déchiquetés, pour ne citer que ces deux-là, sont des preuves que l’équilibre du monde social tient à peu de choses et que des corps capables d’affecter, par des images, par des discours et des symboles, peuvent changer rapidement le cours des choses, malgré la puissance de la multitude – le pouvoir des institutions sur les individus.

Conclusion : à quoi tiennent nos sociétés ?

Malgré l’évidence des raisons qui devraient nous y pousser, il faut reconnaître qu’il semble bien plus difficile de changer la trajectoire de nos sociétés que de poursuivre le sentier tout tracé. Ces trois fragments d’œuvres – abordées de manière très synthétique et utilitariste – nous donnent quelques clés situées pour appréhender avec un peu de profondeur l’inertie dans laquelle semblent plongées nos sociétés occidentales face à l’urgence des enjeux que l’on connaît. D’autres théories, comme celles provenant de la collapsologie, peuvent également fournir des éléments de réponse, mais l’objectif ici était surtout de montrer, à l’aide de quelques concepts, les logiques sociales au fondement du maintien de nos sociétés dans un certain statu quo. Mettre le doigt sur ces logiques me semble constituer un premier pas pour voir advenir une once de changement. Le « monde d’après » n’adviendra pas tout seul.

NOTE / REFERENCES

[NOTE 1] https://www.greenpeace.org/belgium/fr/communique-de-presse/10122/les-compagnies-aeriennes-europeennes-demandent-une-aide-de-128-milliards-deuros-greenpeace-veut-se-debarrasser-des-vols-court-courriers ;

[NOTE 2] Qui révèlent qu’en moyenne les cellules de notre corps se renouvellent tous les sept ans ;

[NOTE 3] https://youtu.be/uw2okK998UM

[NOTE 4] A ce titre, un exemple probant de friction entre les logiques antagonistes de ces deux champs est la décision par l’Office de l’Union Européenne pour la propriété intellectuelle d’invalider la marque déposée par l’artiste de street-art Banksy sur l’une de ses œuvres, en septembre dernier, car selon l’institution l’artiste – qui souhaite protéger ses œuvres tout en évitant le recours au régime du droit d’auteur qui l’obligerait à révéler sa vraie identité – n’a aucunement intention d’en faire commerce. Cette demande d’invalidation avait été introduite par une entreprise britannique d’impression qui vend des cartes postales à l’effigie de l’œuvre en question ;

[NOTE 5] Ainsi que dans le sous-champ de la production alimentaire.

[NOTE 6] https://www.lesoir.be/340310/article/2020-11-27/coronavirus-le-collectif-la-sante-en-lutte-denonce-lausterite-et-la-gestion-de

[NOTE 7] Par exemple en individualisant les carrières ;

[NOTE 8] On a par exemple pu voir éclore des fonctions comme celle de “Chief Happiness Officer” au sein des entreprises.

[NOTE 9] Pour aller plus loin, l’ouvrage « Le nouvel esprit du capitalisme », publié en 1999 par Boltanski et Chiapello révèle toute l’efficacité avec laquelle le capitalisme reprend à son compte les critiques qui lui sont adressées ;

[NOTE 10] https://www.nouvelobs.com/politique/20200915.OBS33312/macron-defend-la-5g-contre-le-modele-amish-et-le-retour-a-la-lampe-a-huile.html