- EDITO du 15 Octobre 2020 -

Se nourrir à sa faim est, depuis l’aube de l’humanité, un défi. La faim tenaille, la faim obsède. Dans notre société d’abondance vacillante, le spectre de la faim nous hante encore ou revient nous hanter. Pour certains, dans l’imaginaire, pour d’autres, en réalité. On a chacun nos stratégies pour se débarrasser de la peur de manquer de nourriture. Beaucoup accumulent des réserves y compris d’argent. D’autres contestent cette façon de thésauriser et voient que l’accumulation chez certains est justement la cause de la pénurie chez les autres. Ils partagent. Ils donnent une partie de ce qu’ils ont. Ou ils se limitent, adoptent la « frugale attitude », et cultivent des choux sur leur petit lopin. En ville, on voit fleurir des potagers. Dans le monde, la malnutrition fait des ravages[1].

- EDITO du 6 Juillet 2020 -

Alors que les mouvements sociaux s’étaient vus mis au pas à la suite du confinement obligatoire, nous assistions et participions à cette totale docilité devant l’état d’urgence sanitaire proclamé, qui réduisait la société dans son ensemble à la vie recluse et à l’application des préceptes de la distanciation sociale. Le monde semblait – pour un temps- à l’arrêt, comme suspendu, laissant en apparence tout au moins, la « mère-nature » reprendre le dessus.

- EDITO du 13 Mars 2020 -

Les discriminations de genre engendrent des disparités qui se caractérisent par l’invisibilité dans laquelle elles se manifestent. Les nombreuses interventions à l’occasion de la journée des droits des femmes ce 8 mars en ont fait largement écho. En ces temps où il devient de plus en plus compliqué de penser sereinement le féminin et le masculin, surtout dans le rapport de l’un vis-à-vis de l’autre, il faut bien faire le constat de l’inégalité des solutions dans une similarité de situations qui évoquent la double peine dans laquelle semblent engluées certaines femmes.

- EDITO du 17 Décembre 2019 -

Tout au long de cette année 2019, Le GRAIN a exploré deux thématiques intimement liées : le pouvoir d’agir des individus et des collectivités d’une part, les compétences d’autre part.

- EDITO du 26 Septembre 2019 -

Le 26 avril 2019 nous étions réunis toute une journée à la haute école Galilée pour un colloque intitulé « Exil et migrations », organisé par Le GRAIN, Passeurs de Mondes et le séminaire Santé mentale en Contexte social de l'UCL.

- EDITO du 28 Juin 2019 -

A l’avant-garde de ce qui sera la norme dans vingt ans… Petit moteur léger destiné à faire dévier le cours de la marche du monde. Petit grain de sable dans les rouages des grosses institutions ou petit grain de sel dans les débats… Tel m’apparaît le petit monde de l’éducation permanente à l’heure d’écrire cet édito. Avec en arrière-fond le cycle incessant des transformations, ce qui était « out » devenant « in », et retour… L’individu et le groupe. Le groupe et l’individu. Tutorer des jeunes « en insertion ». Trouver le moyen pour que de « out » (du marché du travail), ils deviennent (au moins transitoirement) « in ». Avec l’aide d’un passeur, ou tuteur. Encore faut-il que ce tuteur appartienne bien à la catégorie des tuteurs (efficaces). Une série d’outils récemment développés avec l’aide de fonds sociaux pourraient les aider à entrer de plain-pied dans la catégorie. Ces outils sont présentés et discutés par Bruno Uyttersprot dans notre rubrique « Du GRAIN à moudre ».

- EDITO du 26 Mars 2019 -

Il y a quelques temps de cela, nous publiions un article de Francis Tilman où il était question de faire des ponts entre le monde de l’éducation permanente et le monde de l’enseignement[1]. Les analyses que nous vous proposons dans notre newsletter de printemps pourraient constituer une base pour ce faire. Passons-les en revue.

- EDITO du 20 Décembre 2018 -

Ce jeudi 6 décembre, j’ai assisté en avant-première à la présentation du film « Les invisibles » de Louis-Julien Petit. Film prémonitoire dont le titre s’inscrit en lettres jaunes sur fond de travail social. Ce film fait de tissages entre documentaires et rencontres surprenantes, artistes amateurs et professionnels, aides bénévoles et travailleuses sociales, donne à voir les oubliés de ce monde.

- EDITO du 3 Octobre 2018 -

Dans une édition précédente de cette newsletter, nous avons mis en évidence la nécessité vitale et urgente de ré-habiter des espaces communs[1]. Les immigrants vers l’Europe tentent d’habiter les espaces précaires que nous leur laissons « camps, campements, parcs, trottoirs, lieux d’enfermement, bateaux à la dérive ». Dans l’ouvrage collectif « Entre exil et Asile, l’hospitalité en question[2] », les auteurs donnent la parole aux citoyens qui leur viennent en aide en les hébergeant notamment, et risquent des condamnations et de lourdes peines[3].