Ensuite, être un habitant du quartier Peterbos, c’est un mélange de fierté et de honte ; un mélange de sentiment d’isolement et d’une très forte solidarité. Son double point de vue nous semblait très intéressant à mettre en avant dans un article. Mohamed a donc accepté une interview avec nous.
Les paradoxes vécus par les habitant·es sont nombreux, nombreux sont marqués par le Peterbos. Malgré tous les obstacles et les difficultés socio-économiques, cela leur donne l’impulsion de s’investir pour faire évoluer ce quartier.
Pour gagner sa croûte, Mohamed a d’abord travaillé ailleurs mais son cœur était toujours au Peterbos.
Et en parallèle de mon boulot d’éducateur pour la commune d’Anderlecht, je faisais du bénévolat, chez D’BROEJ (maison de jeunes), je m’occupais en majorité des jeunes qui ne rentrent pas dans le cadre d’une maison de jeunes. Donc des jeunes qui ont des besoins plus spécifiques. […] avec un cadre un peu plus ouvert. Moi mon but c’est que tous les gens qui viennent se sentent bien. Donc on a essayé de créer une structure un peu plus ouverte. Ça s’est super bien passé car on a pu organiser des championnats, des voyages etc. avec ce public.
Puis un jour,
« J’ai vu l’annonce de SAAMO Brussel pour un nouveau projet, le projet Samen Op Straat pour lequel j’ai été engagé. J’ai postulé, j’ai été pris. Il faut dire que j’avais de grandes chances au vu de mon expérience dans le quartier [rire]. Le projet Samen Op Straat c’est vraiment un projet que j’attendais ».
Maintenant, le fait d’avoir vraiment un contrat et de travailler au Peterbos, ça me libère. Ça, ça me donne le temps, ça me donne la force et l’énergie. Je suis plus concentré sur le Peterbos.
Mohamed est pleinement dévoué à son travail de travailleur communautaire pour la maison de quartier. L’expérience de Mohamed en tant qu’habitant, puis bénévole, puis travailleur lui donne différents filtres pour nous raconter l’histoire du quartier. Mohamed évoque d’abord le quartier de son enfance :
J’ai connu plusieurs phases. Quand je suis arrivé ici, c’était juste magique, comme un énorme jardin. Tu avais des groupes, les petits, les moyens, les grands, les plus âgés, les anciens qui revenaient aussi. Ici, il faisait vraiment très très bon vivre.
Par exemple, il y avait des concierges dans chaque bâtiment. Les concierges nous empêchaient de marcher sur la pelouse. C’est pour te montrer à quel point c’était très cadré, très surveillé. Il y avait vraiment un contrat social dans le quartier, au fil des années, ça, c’est un peu dégradé, le quartier a été abandonné. […]
Il a vu le quartier changer :
L’épicerie a perdu en qualité. D’abord, l’épicerie vendait des fleurs et des légumes. C’était vraiment une supérette. Au fil des années, elle a retiré les fleurs, retirés les fruits. On y trouvait plus d’ammoniac d’alcool, de cigarettes que de pain, parce qu’une certaine clientèle n’achetaient que cela.
Ce constat d’abandon s’illustre de multiples manières. L’épicerie a fermé et tous les autres commerces de proximité également. Le médecin traitant a pris sa retraite, la pharmacie a été déplacée, et la laverie a été vandalisée à plusieurs reprises et a finalement fermé ses portes.
«Les gens ici sont livrés à eux-mêmes. Quand tu vois qu’il y a plus de lavoir, plus de petite épicerie. Il n’y a pas d’espaces de rencontre. A part les maisons de jeunes, la maison de quartier. Le local SAAMO, c’est le seul espace dans le quartier ouvert le samedi, c’est le seul pour 4000 habitants. »
Cet isolement du quartier du Peterbos est un sujet qui a souvent été abordé par les habitant.e.s eux même mais également par les travailleurs sociaux comme Mohamed ou Régis. Le quartier est caché par les grands arbres du parc. L’enclavement du quartier oblige les habitant.e.s à sortir pour la moindre petite course. Ce sentiment d’abandon, partagé par bon nombre vient nourrir une théorie que Mohamed nomme « complotiste ».
Maintenant, j’ai un peu mûri, avant je mettais le mot « complotiste », quand j’étais plus jeune. On se sentait vraiment abandonnés et on pensait que c’était volontaire. C’était le sentiment qu’on avait, nous, jeunes, ici. C’est pour ça que je dis que ça peut paraître complotiste. En tout cas, il n’y a pas eu d’aide parce que le résultat est là, tu peux le voir en direct.
Regarde autour de toi : il n’y a rien. Et ce depuis des années, ce n’est pas un an ou deux ans ou post covid ; non il n’y a vraiment rien depuis très très longtemps. Et ça c’est … ça, c’est difficile.
Cette situation d’isolement vient alimenter les mythes et les stéréotypes sur le Peterbos, vu que mis à part les habitant.e.s, peu de personnes extérieures y pénètrent. D’une part car les gens de l’extérieur n’ont aucun raison : commerciale, ou culturelle de pénétrer dans ce quartier. D’autre part, car depuis que les réseaux de drogues se sont accaparé les lieux, la police a décidé de filtrer les entrées sur le territoire du Peterbos.[1]voir « Contrôles systématiques, interdictions de lieu et transactions immédiates: la police détaille le dispositif au Peterbos » (bx1.be) Même si on peut comprendre la raison d’être de cette mesure, les habitant.e.s et leurs proches en sont les victimes collatérales.
C’est devenu banal, c’est devenu banal de ne pas avoir de magasin de proximité. C’est devenu banal de rien avoir ! C’est devenu banal de rester entre nous, de ne pas avoir de visite ! C’est normal que la police vienne non stop non stop, non stop !
Cette banalisation de la violence et de la précarité dont Mohamed parle est choquante. Je sens le désarroi dans son ton de voix. Même s’il ne regrette absolument pas son enfance au Peterbos, il regrette que des enfants doivent grandir avec ces repères. Pour illustrer son propos, il me raconte alors une anecdote qui permet de s’imprégner de l’environnement dans lequel les familles du Peterbos doivent éduquer leurs enfants.
Une dame/maman voilée avec sa fille de cinq ans, six ans, qui revient de l’école avec son petit sac à dos ; contrôle et fouilles au corps et fouille de sacs de la petite de cinq ans. Donc comment tu veux que cette fille grandisse ? Est-ce qu’une fille de cinq ans va se faire contrôler dans une autre commune de Bruxelles? Je ne pense pas … Ici la mère n’avait rien à dire, c’était contrôle !
L’histoire qui est conté ici par Mohamed semble partagé, par beaucoup ici au Peterbos. Pourtant les habitants de ce quartier ne se laissent pas abattre. Il y a un paradoxe qu’il est intéressant de noter : les gens sont à la fois fiers et honteux de vivre au Peterbos. D’une part, il est difficile d’oser dire qu’on est résident du Peterbos à des personnes qui vivent à l’extérieur et qui n’ont comme informations que ce qu’on peut trouver dans la presse traditionnelle, car ce serait prendre le risque du jugement. D’autre part, être habitant du Peterbos, c’est faire partie d’une grande communauté. Par exemple, les jeunes garçons faisant partie de l’équipe de foot Futsal D’BROEJ Peterbos sont contents et très fiers d’en faire partie.
Cette ambivalence de ressenti à l’égard du quartier permet aux habitant.e.s de se nourrir à la fois de fierté et de honte, pour développer une impulsion puissante vis-à-vis de ce quartier.
Je n’habite plus ici, mais je suis toujours présent dans le quartier, bien avant le début de mon contrat. Je pense aussi à certains papas, qui malgré qu’ils ont déménagé en raison des travaux, reviennent toujours partager un petit moments avec nous. Quand on voit cette fierté, et cet engagement chez les gens, ça nous motive encore plus à changer l’image du quartier. Le Peterbos le mérite !
Ben oui, combien de personnes auraient déménagé ici avec ce qu’il y a dans les médias, comme on parle du quartier ? Le fait que quand on a un entretien et qu’on dit qu’on vient du Peterbos on est d’office par repris. Combien de gens auraient craqué par rapport à ça ? Mais malgré ça, malgré que les gens partent, ils reviennent. Par ici, on a deux ou trois papas, ils ont quitté le quartier mais c’est nos bénévoles les plus les plus assidus. C’est incroyable. Ils veulent participer à ce changement.
Ils veulent, ils veulent le faire quoi…
Ça c’est vrai, ça c’est clair. On veut tous participer au bien de Peterbos, à l’image du Peterbos. On ne va jamais abandonner le fait qu’on vient ici ; ça, c’est clair et net. Mais on va se battre pour que les gens nous perçoivent d’une meilleure manière. C’est très, très compliqué.
Samen op Straat – Ensemble dans la rue
Mohamed Fallouj est l’un des animateurs du projet Samen op Straat, qui est financé pour 2 ans. Heureusement, le projet vient d’être une nouvelle fois renouvelé.
Pour rappel, le quartier du Peterbos se compose de 18 immeubles résidentiels et compte environ 4 000 habitants. Les résidents sont des locataires sociaux qui ont un profil socio-économique très vulnérable. Peterbos est l’un des quartiers les plus pauvres de Bruxelles. Les infrastructures de logement et les espaces publics étaient vétustes et en mauvais état, surtout avant le contrat de quartier.
Au Peterbos, énormément de jeunes ont des origines au Nord de l’Afrique et sont musulmans.
Comme les jeunes garçons vivent dans de petits logements, sortir dans l’espace public est pour eux nécessaire. Malheureusement, les autres habitants perçoivent souvent leur présence comme insécurisante. Chaque jeune est pour ainsi dire considéré comme un suspect. En effet, le quartier du Peterbos est depuis longtemps confronté à un problème persistant de drogue. Son image est négative auprès de ceux qui ne le connaissent pas. Des contrôles de police sont souvent effectués dans le quartier sur des jeunes qui n’ont rien à voir avec la criminalité liée à la drogue, qui se trouvent dans l’espace public pour prendre l’air et voir des gens. Cela affecte l’image qu’ils ont d’eux-mêmes.
Le projet Samen op Straat, intergénérationnel, travaille notamment à mettre en avant la valeur de ces jeunes – d’abord à leurs propres yeux- et ensuite à réfléchir et à se documenter, avec un groupe de « pères », plus âgés et bénévoles, notamment sur l’histoire des migrations en Belgique, l’apport de la civilisation arabo-musulmane en Europe, l’histoire et les coutumes de l’empire Al Andalus, etc.
A côté de cela, le projet vise à se réapproprier positivement l’espace public, à favoriser la convivialité à l’extérieur, pour augmenter le sentiment de sécurité dans le quartier :
« C’est une de nos missions. Notre stratégie, c’est de se réapproprier l’espace public. On veut que ça vive, qu’il y ait des gens. Et pour ça, ce qu’on fait, c’est qu’une fois par mois, on organise une grosse activité conviviale qui réunit un maximum de gens. On diffuse l’info partout, on met un peu de musique. On propose quelque chose à manger, à partager (des frites, de la soupe…), on réunit les gens, on fait des petits jeux. Fin septembre, on a organisé la fête du quartier ».
En partant du point de vue des jeunes, Samen op Straat vise à établir des liens avec d’autres acteurs du quartier, des services et des autorités (locales) qui partagent la responsabilité de veiller à ce que les jeunes puissent vivre l’espace public comme un lieu (plus) sûr dans lequel ils se sentent à l’aise et ne sont plus stigmatisés.
Voir “10 rêves pour le Peterbos, Elections 2024”, p.9. SAAMO, 2024 (saamo.be)
Les missions, la vision et les projets du SAAMO Bruxelles sont consultables sur leur site internet (saamo.be)
Une maison de quartier sur le modèle « STEK-APOR »
Dans le cadre du dispositif PCS au Peterbos, une maison de quartier est accessible aux habitant.es où ils sont accueillis chaleureusement. Les équipes du SAAMO prennent le temps de répondre à leurs questions et les orientent vers l’aide et les services adéquats afin qu’ils puissent faire valoir au mieux leurs droits sociaux.
Dans cette maison de quartier, le modèle STEK (ou APOR en français pour : Apprendre – Politiser – Orienter – Rencontrer) est d’application.
Découvrez la description détaillée de ce modèle sur le site du SAAMO (saamo.be).
La question de changer l’image du quartier est une des problématiques qui avaient été soulevées par les personnes présentent lors de la formation DPA que le Grain a donné. Chacun amène des pistes différentes pour réfléchir au « comment concrètement il serait possible de faire changer cette image ». Différentes pistes ont été évoquées.
Certaines pistes visent, comme le suggérait Richard et Iba, à faire redécouvrir le quartier autrement aux citoyens de l’extérieur. Pour eux, le changement doit venir de l’extérieur, via de la sensibilisation et une ouverture des portes du quartier au monde extérieur.
Pour Mohamed, le changement doit être porté et incarné par les résident.e.s eux même. Transparait dans notre échange un besoin d’ouverture et de changement du quartier lui-même.
Pour lui, l’idée serait que les habitant.e.s eux même sortent du quartier et que le savoir, les connaissances et les compétences prennent racine dans les habitant.e.s eux même du Peterbos. Il imagine une transformation de l’existant.
Par exemple, ce que j’aurais bien voulu, c’est un amphithéâtre. Pourquoi ? Parce qu’on a un terrain de foot et de basket [mais pas d’amphithéâtre]. J’adore le foot, c’est mon sport préféré. Mais les petits là, ils vont être conditionnés. Au pire, ils iront jouer au basket. Une plaine de jeux, ok, mais mets un amphithéâtre ici, ça va amener autre chose, ça va amener des circassiens, ça va amener du théâtre. Avec ça on peut travailler aussi sur l’expression, le développement de soi.
Cette approche via la transformation interne, l’écriture de nouveaux récits par le Peterbos lui-même est très intéressante en termes de pouvoir d’agir des habitant.e.s. L’idée est que les habitant.e.s s’emparent et s’engagent eux même dans la transformation du quartier via le soutien des travailleurs communautaires. L’art est d’ailleurs un moyen fréquemment utilisé par les travailleurs communautaires pour permettre aux habitant.e.s d’oser incarner le changement qu’ils veulent voir advenir dans leur quartier.
Voici d’ailleurs un croquis réalisé par Régis où il a pris la plume pour illustrer les idées et initiatives pensées par les habitant.e.s.

Ce type de projet permettrait aux habitant.e.s d’une part de déployer de nouveaux savoirs, savoir-faire et savoirs être et d’autre part que l’espace publique se transforme pour se mettre au service du quartier de manière pérenne.
En attendant les grandes modifications structurelles, les acteurs de terrain de la maison de quartier se mobilisent déjà.
Une de nos missions à nous, avec Samen Op straat, c’est de se réapproprier l’espace public. On veut que ici ça vive, on veut qu’il y ait des gens. C’est pour que une fois par mois, – ce n’est pas assez mais encore une fois, c’est faute de moyens, faute de temps. On ne peut pas être là tous les jours. Mais une fois par mois, on essaie de faire une grosse activité qui réunit un maximum de gens. On diffuse d’infos, on met un peu de musique. On fait quelques choses à manger, on réunit les gens, on fait des petits jeux. Donc ça, c’est une fois par mois. Et là, l’activité ce mois ci, ça sera la fête du quartier.
Pour Mohamed, ce qui indiquerait que le quartier a réussi son travail de transformation interne serait que le monde extérieur ait à nouveau l’envie de se rendre au Peterbos.
C’est très positif qu’il y ait du passage. Ça, ça veut dire qu’on a réussi notre travail, que les gens se sentent plus à l’aise, que l’image de quartier s’est améliorée.
Toutefois, il pousse la réflexion un cran plus loin que Richard et Iba. Il n’aspire pas à ce que le Peterbos soit un lieu de passage, où les gens se cotoient à des activités sportives, sociales ou culturelles. Il voudrait que les différents publics se fréquent et se rencontrent sincèrement.
Mais le but, ce n’est pas qu’il y ait du passage nous, on aimerait bien que ce passage chez nous nous amène quelque chose. Si par exemple, des habitants lancent un commerce ici et que les gens puissent venir boire un café et échanger. Les gens viennent à la rencontre du Peterbos, et de ses habitant.e.s. Qu’on ne soit pas genre “les habitants du Peterbos qui sont infréquentables”.
Mohamed a l’espoir que, via différents ateliers et réaménagements de « réapprorpriation » comme Samen Op straat, les habitants puissent suffisamment prendre confiance en eux pour oser la réelle rencontre.
Pour conclure sur une touche d’espoir, Mohamed a tenu à souligner LA plus grande force de ce quartier.
Un mal pour un bien, je disais le quartier a été abandonné mais ça a fait que les résidents du quartier Peterbos sont incroyables. La solidarité, elle est incroyable. C’est vraiment le mot ; si doit résumer le Peterbos en un mot c’est SOLIDARITE. Dans tout, que ce soit pour un déménagement, pour aider une dame avec ses courses, et pas spécialement une personne âgée.
Je sais plus quand c’était mais des habitants ont aidé un homme dont l’ascenseur était en panne. Ils sont montés une dizaine d’étages avec un homme en chaise roulante. On va dire, c’est normal et tout. Ici, les gens sont déjà dans des difficultés et dans la pauvreté et malgré ça, ils n’hésitent pas à donner, c’est ça que je trouve incroyable au Peterbos.
Comme dans tous chaos, une force surnaturelle, spontanée et humaniste se dégage. Etre un habitant et/ou un travailleur communautaire n’est aucunement évident, cela demande de jongler entre la réalité, les projets, les élans de motivations fluctuant des habitant.e.s.
C’est sur une telle note que j’ai eu envie de clôturer cet entretien, en demandant à Mohamed que ferait-il si d’un coup de baguette magique il était élu bourgmestre. Avec grande modestie, il a reconnu que « ça ne doit pas être facile de faire ce métier ».
Je ne sais pas comment ça se passe, mais j’essaierai d’être à 90% sur le terrain. Mon travail doit être sur le terrain. J’imagine qu’il y a de l’administratif mais c’est clair qu’il faut être proche des gens. Écouter les gens, ça, c’est plus important ! Et faire le maximum ! Ici au Peterbos, j’ai déjà eu des défaites, mais les gens ne m’en ont pas vraiment voulu. Ils ne m’ont pas reproché le fait que « j’ai promis » [entre guillemets] et que ça n’a pas été fait, parce qu’ils ont vu que je me suis battu pour ça. J’ai fait mon maximum. Donc les gens sont quand même reconnaissants de me battre pour ça et ils me donnent encore du crédit.
Donc je pense que si j’étais dans les décisions, dans la politique, je mettrais la même énergie dans la rencontre et le combat non-stop. Pour moi, c’est très important, mais est-ce que c’est faisable ? Je ne sais pas…
Notes de bas de page[+]
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