Le projet MursMurs

de la recherche au théâtre-action

Une table, une chaise, un tableau noir.

Emma prend une feuille sur laquelle figure le prénom de Sophie. Elle questionne le public, « Sophie est-elle là ? » Une personne lève la main et signifie sa présence. L’ensemble des acteur.rice.s lui répondent un « Bienvenue » et affichent son nom au tableau. S’enchaînent ainsi plusieurs prénoms, jusqu’au dernier, auquel personne ne répond. Une lumière s’allume éclairant une chaise vide, un enregistrement se lance… C’est le début d’une pièce de théâtre-action, objet de sensibilisation, autour de la thématique de l’emprise, menée par trois comédiens sur base de la publication de l’anthropologue Pascale Jamoulle, “Je n’existais plus” (la Découverte, 2021).

D’une recherche en anthropologie…

En 2021, l’anthropologue Pascale Jamoulle a publié les résultats de sa recherche autour des notions d’emprise et de déprise. Pendant sept ans, elle a récolté un grand nombre de témoignages qui illustrent quatre types d’emprises : intrafamiliale, professionnelle, thérapeutique et institutionnelle. Ces situations diverses rendent compte de la dimension élargie de l’emprise. Elle peut se jouer partout, dans toutes relations humaines.

L’autrice développe le procédé d’une machinerie qui trouve sa source dans les dominations liées au genre, à la classe sociale ou au groupe racial, mais aussi à de vulnérabilités structurelles ou de vécus, comme la maltraitance ou l’inceste. Elle les qualifie de « terreaux et fertilités ».

Alors que l’on use souvent de l’image de la « prison de verre » pour qualifier l’enfermement et la solitude des victimes, c’est à travers l’image d’un filet que Pascale Jamoulle illustre le système d’emprise.

Ce filet se compose de six nœuds qui, liés les uns aux autres, se resserrent autour de l’individu :

  • Des terreaux et des fertilités : vulnérabilités biographiques (psychotraumatismes précoces, abandon, emprise initiale…) et contextes de subalternisation (genre, classe, effet de lieu, parcours d’exil…)
  • Une mauvaise rencontre : séduction et charisme d’un.e prédateur.rice ou d’un dispositif prédateur avec qui le lien devient vital
  • Les processus de l’emprise : possession, commandement, conditionnement, écrasement, enfermement, endoctrinement… qui visent à déposséder l’autre de toute intimité, de son identité (mot de passe, carte d’identité, passeport) et sous couvert de protection, de son temps et de ses activités. Ces procédés s’installent très progressivement et se combinent avec le nœud de la
  • Dépendance affective et du secret qui s’expriment à travers l’anéantissement et silence des victimes
  • L’Absence de recours : déni, aveuglement, mutismes… du cercle familial et de l’entourage, couplés à l’absence de droits et de protection de la part des institutions rendant compte d’un abandon social et d’une défiance généralisée.

Elle n’est pas simple, elle demande du soutien, se réalise souvent au travers d’aller-retours entre indépendance et dépendance, mais la sortie de l’emprise existe. Pascale Jamoulle la nomme « la déprise » et fonctionne également selon un mécanisme nodal composé de six facteurs :

  • Quelqu’un atteste de la prédation : reconnaissance de la situation d’emprise qui donne lieu à la conscientisation
  • Imaginer une autre vie : appui sur des ressources et des liens protecteurs permettant de reprendre la main sur son identité individuelle
  • Elucider la machinerie de l’emprise : se déconditionner, penser à nouveau, s’émanciper
  • Décrire les effets de l’emprise : sortir du silence, de la honte et la culpabilité, exprimer sa rage
  • Trouver de l’aide : bénéficier des protections de la communauté et de l’Etat de droit
  • Faire de son expérience un savoir : développer des compétences atypiques, reconvertir la colère en énergie utile

Selon la dernière étude d’ampleur de l’institut pour l’égalité des femmes et des hommes  datant d’il y a 12 ans déjà, 14.9% des femmes déclarent avoir été confrontées à au moins un acte de violence commis par leur partenaire ou ex-partenaire au cours des douze derniers mois. Dans cette recherche, on peut lire : « Parmi les facteurs de risques élevés favorisant les formes graves de violence entre partenaires, on compte l’isolement social, le fait que le partenaire ait un comportement violent à l’extérieur de la maison ou encore une relation de mauvaise qualité. ».

D’après Le Larousse, l’emprise est une « relation de domination, de manipulation et de maltraitance, utilisant la violence psychologique  (dévalorisation, isolement de l’entourage, contrôle, menaces, etc.), voire la violence physique ou l’abus sexuel, en alternance avec des marques d’affection, ce qui a pour effet de vulnérabiliser une personne (conjoint, par exemple) et de la maintenir dans un état de dépendance psychologique et/ou matérielle ».

Ainsi, l’isolement social est l’un des rouages de la mécanique de l’emprise. Cette machinerie s’installe de manière pernicieuse sur base d’une déformation de la réalité et rend la victime de moins en moins confiante envers elle-même. Elle devient dépendante et donc prisonnière. Des faits ou demandes d’apparences anodins de la part d’un.e des partenaires, peuvent se révéler être le point de départ d’un engrenage de domination. Si l’un ou l’une demande les mots de passe de son ou sa partenaire, la vigilance est de mise. Cela peut être le signal d’une éventuelle évolution de la relation vers de la manipulation.

Maria Barbier, dans son article La face cachée de la violence conjugale : la relation d’emprise, une violence dissimulée, issu de l’ouvrage Tu me fais peur quand tu cries ! (2010), appuie sur le fait qu’emprise et violence sont liées. Pour elle, une personne victime de violence conjugale est, en amont, plongée dans un état de soumission et de dépendance à un système abusif marqué par la terreur et le silence.

… à du théâtre action

La recherche de Pascale Jamoulle a donné lieu à un colloque en ligne organisé par l’asbl d’éducation permanente Le Grain. Cet e-Labo fut l’occasion d’une première collaboration entre la chercheuse et la comédienne Lou Joubert qui, pour l’occasion, a prêté sa voix à une sélection de témoignages tirés de l’enquête. A la suite de cet événement, la chercheuse et la comédienne ont mené des ateliers philo au sein de la prison pour femmes de Mons autour de l’emprise. Les participantes, pour certaines, emprisonnées pour faits de violences sur autrui, ont témoigné de situations d’emprise intrafamiliale en amont de leurs actes. Ces histoires trop peu entendues, pour lesquelles aucune place n’est dédiée, ont fait émerger chez la comédienne une volonté de faire entendre leurs voix ainsi que celles qui ont témoigné lors de l’enquête de Pascale Jamoulle. Suivant une démarche d’éducation permanente, Lou Joubert, Emma Cohen Hadria et Guillaume Gendreau ont co-rédigé et mis en scène la pièce de théâtre-action MursMurs. Cette forme a été choisie pour permettre l’accès à différents publics à la théorie, développée par Pascale Jamoulle.

Le mouvement du théâtre-action voit le jour à la suite de mai 68, porté par l’idéal de « démocratie culturelle ». Les missions qu’il poursuit consistent en un travail théâtral « avec des personnes socialement et culturellement défavorisées ». Il se fixe pour objectif de développer la connaissance et l’expression de problèmes spécifiques grâce à une participation forte du public.

D’après les mots des auteur.rices de la pièce, le projet consiste « en l’intervention, l’analyse et la production d’outils afin de mieux comprendre les réalités et enjeux contemporains des rapports sociaux pour les influencer dans une vision d’émancipation. Le spectacle évoque par bribes, par citations disséminées, par mises en situations concrètes, des témoignages inspirés de faits réels. Ces histoires sont moins au service d’une narration que les ingrédients d’un état des lieux et d’une réflexion sur ce qui pousse des individus à se retrouver coincés dans des relations d’emprise. […] C’est aussi l’histoire de personnes qui s’en sortent, qui vont rompre avec un cadre qui les fait souffrir et qui, par l’entraide, l’écoute, la résilience, vont faire de ces expériences un savoir à partager. ».

Diffusion de la pièce

La création de la pièce et sa diffusion se sont développées dans le cadre de l’appel à projet “Un futur pour la culture”. La subvention aide les artistes de la Fédération Wallonie Bruxelles dans la réalisation d’une œuvre artistique hors les murs des lieux de spectacles afin d’élargir l’accès aux produits culturels. Pour diffuser la pièce, le Grain a fait appel à la ludosociologue Béatrice Bosschaert. Six structures se sont montrées intéressées par le projet donnant lieu à six représentations jouées respectivement, entre le 12 et le 19 décembre 2022, à la Fabrique du Pré (institution de revalidation psychiatrique) de Nivelles, au centre de jour La Pioche à Charleroi, au sein de la haute école HelHa face à des étudiant.e.s assistant.e.s sociaux.ales, devant des femmes victimes de violences au Centre de Prévention des Violences Contre les Femmes de Bruxelles. La même journée, la pièce a été jouée devant un parterre de professionnel.le.s de différents secteurs, éventuel.les futur.es partenaires. La dernière représentation s’est réalisée à la prison pour femmes de Mons.

En amont des représentations, les comédien.nes et les professionnel.les intéressé.es par accueillir la pièce au sein de leur structure ont collaboré le temps d’une journée à la définition des activités « bord-plateau », typiques du théâtre-action. Ces activités consistent à proposer des animations au sortir de la pièce pour initier des échanges et réflexions autour de la thématique abordée. L’expertise des professionnel.les a donc été sollicitée afin d’obtenir des formats d’animation cohérents et adéquats vis-à-vis des réalités des différents publics.

Constitution du bord plateau

Une dizaine de travailleur.ses composée du théâtre de l’Ancre, du Centre d’Action laïque, du Labo Philo de la prison pour femmes de Mons ou encore du CPAS de Charleroi ont répondu présent.es à la journée de co-construction du 29 novembre 2022. Après des retours très positifs à propos de la pièce, en raison de la richesse des témoignages, de la justesse et fidélité de ton vis-à-vis des conclusions de l’ouvrage de Pascale Jamoulle, les discussions ont mis en exergue la nécessité d’activités “bord-plateau” à seuil bas (faible niveau d’exigences et de contraintes).

Ainsi, les réflexions orientées éducation permanente et bien-être des participant.es ont donné lieu à la définition de cinq temps différents en aval de la pièce :

  1. Un tour de parole à chaud permettant à tous.tes de prendre la parole (sans y être obligé) ;
  2. Questionner le public à propos des différents types d’emprises représentés lors de la pièce ;
  3. Rejouer une scène pour identifier les nœuds d’emprise ou de déprise. Au préalable de cette activité, un document papier reprenant les différents nœuds était distribué au public à la place du Forum (voir Fig.1 et 2) ;
  4. Faire revenir un personnage pour lui poser des questions et ainsi développer des connaissances collectives (Agora) ;
  5. Un dernier tour de paroles pour s’assurer que les personnes repartent en ayant “tout” déposé.

Une pièce qui réveille des blessures

Le tour de paroles à chaud, particulièrement porté sur l’émotion, a représenté quelques difficultés lors de la représentation devant les usagères du Centre de prévention des violences conjugales et familiales de Bruxelles. Une victime a fait part de son expérience personnelle et des démarches judiciaires dans lesquelles elle était encore inscrite. A la fin de son récit, elle s’est effondrée.  Heureusement, les professionnelles de la structure étaient présentes et ont pu intervenir.

La même scène s’est répétée à la prison de Mons à travers des témoignages de vie très intimes. Ces deux moments ont souligné la limite d’intervention et de prise en charge du public par les comédien.nes et donc la nécessité de la présence des accompagnant.es.

Lors de l’Agora (étape 4), le personnage d’un compagnon violent avec sa compagne était souvent convoqué afin d’être questionné. Les deux comédiennes-animatrices habituées à la conduite des activités “bord-plateau”, connaissaient l’importance de définir précisément le cadre de cet exercice. Il a alors bien été précisé : « C’est un acteur que vous allez avoir de nouveau devant vous. Il joue un rôle. Il est important de rester dans la bienveillance lors de vos échanges avec lui. ». Malgré ces précautions, deux représentations ont fait l’objet d’acharnement à la limite de la violence verbale envers le comédien. L’expérience et les reformulations de Lou Joubert et Emma Cohen Hadria ont permis de mettre rapidement un terme à d’éventuels débordements. Cependant, il semble intéressant de mettre davantage en garde les participant.e.s afin qu’iels restent dans un cadre bienveillance car comme l’illustre l’intervention d’une étudiante assistante sociale, elle-même agressive : « Cet exercice m’a confrontée à mes propres limites et faiblesses par rapport à mon métier d’assistante sociale. ».

La nécessité d’une pièce comme MursMurs

De manière générale, les objectifs d’éducation permanente ont largement été remplis à l’issue des différentes représentations. La co-construction (comédien.nes et professionnel.les) des ateliers en amont de la pièce a permis d’obtenir des formats d’animation cohérents et adéquats vis-à-vis des réalités des publics et ainsi permettre une sensibilisation de qualité. La richesse des échanges et les compliments des spectateur.rices le démontrent : « Je ne m’attendais pas à ce que ça soit aussi fort. Je devais partir plus tôt mais finalement j’ai voulu rester pour voir la suite. Merci ! » signifiait un usager de La Pioche ou encore « Il faudrait en faire un 2. ».  Nous avons pu observer des prises de consciences, la construction de réflexions collectives autour des rouages de l’emprise mais aussi de la déprise :  « C’était très intéressant et ça m’a ouvert les yeux. »

La volonté des différents professionnel.le.s en présence de monter de futurs partenariats et de communiquer autour de la pièce, l’illustre également.

Lors du recueil des avis de chacun et chacune concernant la pièce, beaucoup sont revenu.es sur la carence de recours dont disposent les victimes. Nous avons pu entendre : « C’est un double combat pour les personnes : se reconnaître comme victime et faire face à des instances incompétentes » (usager de la Pioche) ou encore à la prison de Mons : « Il y a un vrai besoin de renfort des structures protectrices et d’instauration d’une confiance. ».

Les spectateur.rice.s lient cette réalité notamment à un manque de formation de la part du personnel de la justice : « La justice n’est pas juste. Elle ne se rend pas compte de ce que c’est d’être sous emprise. » (prison de Mons), « Il faut sensibiliser les juges pour qu’ils comprennent ce qu’est un système d’emprise et qu’ils prennent les décisions en fonction. » (Centre de prévention des violences conjugales et familiales), « Il y a un réel besoin de renfort des structures protectrices pour instaurer une vraie confiance. » (HelHa)

Une autre dimension, qui a particulièrement fait réagir, touche à l’impact du système d’emprise sur les enfants et de la nécessité d’une campagne de sensibilisation à destination des publics vulnérables. Cette prévention aurait pour but d’outiller les plus jeunes face à d’éventuelles situations d’emprise mais aussi d’éviter le risque de répétition du modèle familial dans leur vie relationnelle et affective future. Une usagère du Centre de prévention des violences conjugales et familiales est intervenue : « Il y a trop peu de travail réalisé avec les enfants des couples où il y a de la violence. Ce sont des victimes secondaires ». Au centre de jour la Pioche, un usager pointait : « Il faut sensibiliser les plus jeunes à ce sujet pour ne pas avoir des situations terribles après. » Une femme de la prison de Mons ajoutait : « L’emprise a des effets sur les enfants. Sans soutien, ils risquent de la répéter. ».

Lors de la représentation à l’HelHa, les étudiant.es assistant.es sociaux.ales ont également mis en exergue la nécessité d’un module de formation autour de l’emprise au sein de leur parcours d’étude : « En tant qu’assistant social, il est important d’avoir des outils pour aider les personnes sous emprise. » (HelHa) ou encore « Je me suis rendue compte qu’il fallait que je sois attentive à ne pas exercer moi-même de l’emprise dans mes pratiques professionnelles. » (HelHa)

Enfin, les professionnel.les présent.es lors de la séance « tout public », exerçant majoritairement dans le secteur de l’éducation, reconnaissent le caractère légitime de présenter ce genre de pièce à leurs adolescent.es. Une éducatrice soulignait : « Le rapport de domination dans les écoles est très présents et c’est un sujet qu’il est nécessaire de traiter. » Cependant, ils.elles émettent des réserves quant à la forme de la pièce. Elle mériterait d’être enrichie d’exemples plus parlants pour les jeunes et inscrite dans un temps long afin de préparer en amont l’abord de cette thématique, illustré par des interventions comme : « C’est un sujet qu’il faut travailler en équipe, avec les prof’ pour préparer au sujet », « Un jeune adolescent qui voit cette pièce, va voir la douleur de quelqu’un d’autre mais ne vont pas forcément faire le lien avec leur vécu. » ou encore « Mon public alpha aura des difficultés de compréhension, mais c’est un sujet qui les touche. Pour la plupart, ce sont des femmes issues de pays en guerre. Sur le long terme, cette pièce pour fonctionner mais pas en one-shot. »

Conclusion

La prise en main des thématiques de l’emprise et de la déprise développées par l’anthropologue Pascale Jamoulle dans son ouvrage “Je n’existais plus”, reprises par le projet MursMurs, est le fruit d’un travail de réflexion approfondie donnant lieu à une mise en scène juste. Cette qualité de composition a rendu possible la co-création d’un “bord-plateau” adapté permettant d’atteindre les objectifs d’éducation permanente poursuivis : l’accessibilité d’un objet culturel à un public éloigné, la sensibilisation aux machineries de domination et de libération et la réflexion à propos du traitement de ces situations par les institutions.

Les échanges lors des activités « bord-plateau » ont permis de mettre en lumière les dysfonctionnements dans la prise en charge des femmes victimes de violences dus à une méconnaissance des mécanismes d’emprise de la part des professionnel.les chargées des dossiers. Aux dires des participant.es, il semble intéressant de proposer le projet MursMurs et son dispositif au sein des formations de magistrat.es, juges, avocat.es et policiers.

La sensibilisation mais aussi le manque de soins psychologiques prodigués aux enfants témoins de violences a plusieurs fois été mentionnée, surtout de la part des usager.ère.s et victimes. Il ressort une nécessité de les renforcer afin d’éviter la répétition dans leurs comportements adultes.

Pour les professionnel.les de la jeunesse, le traitement de ce sujet doit s’inscrire dans un travail au long cours. Le contenu actuel de la pièce ne leur semble pas adapté vis-à-vis des témoignages trop éloignés de la réalité de leur public. En revanche, ils.elles ne démentent pas le besoin d’aborder cette thématique.

Ainsi, deux idées ressortent :

  • Dans un objectif de prévention-sensibilisation, la pièce doit être adaptée et inscrite dans un travail sur le long terme pour des publics jeunes et alpha ;
  • Dans un objectif de formation des métiers de la jeunesse, du soin, du social, de la justice et du maintien de la paix, la pièce semble avoir toute sa place dans sa forme actuelle avec une actualisation du contenu grâce à l’expertise d’acteur.rices de la justice et de l’enfance.

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